La juge de la Cour du Québec et la femme voilée

Quelle attitude doit adopter le juge face à une femme musulmane dont les croyances religieuses l’amènent à porter un voile, intégral ou non ?

En 2015, la juge Éliane Marengo de la Cour du Québec s’est prononcée en faveur de l’interdiction. Alors qu’elle devait entendre une plaignante qui voulait obtenir la main levée d’une saisie de son véhicule automobile, cette juge a considéré qu’elle ne pouvait l’écouter au motif qu’elle portait un hidjab couvrant l’ensemble de sa chevelure, ses oreilles et son cou, son visage étant par ailleurs découvert. Selon la juge, elle n’était pas correctement vêtue, la salle d’audience étant un espace « séculier » où les croyances religieuses doivent être neutralisées.

A la dame, qui se présentait pour la première fois devant la juge Eliana Marengo le 24 février dernier, la juge ne lui a posé qu’une question : « Pourquoi portez-vous ce foulard? Pour des raisons religieuses? »

La réponse de la dame a été : « Parce que je suis musulmane ».

La juge a immédiatement suspendu la séance, sans examiner plus avant le sérieux des convictions religieuses de la dame qui se trouvait devant elle.

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L’attitude de la juge Marengo fait actuellement l’objet d’un recours pour manquement déontologique déposé par la plaignante devant le Conseil de la Magistrature du Québec.

 

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