Toute étude de #notaire a le droit d’avoir un site internet et d’être sur les réseaux sociaux, A CONDITION …

Toute étude de #notaire a le droit d’avoir un site internet et d’être sur les réseaux sociaux, A CONDITION …

Toute étude de notaire a le droit d’avoir un site internet, A CONDITION qu’il soit conçu et contrôlé par le conseil supérieur du notariat, qu’il soit agréé par la chambre des notaires et qu’il ne soit pas fait appel aux techniques de référencement. Id. pour être sur les réseaux sociaux.

Heureusement que de nombreuses études, parmi elles les meilleures, ne se sont pas pliées à cette censure résultant des instructions qui sont rappelées ici.

–o–

Tout office notarial peut « disposer d’un site Internet sous réserve d’avoir obtenu l’agrément de la chambre, de publier ce numéro d’agrément sur le site, de respecter la charte graphique créée pour l’étude et de se conformer aux règles déontologiques » .

Comme le logo et la charte graphique qui en constituent même le socle, le site internet intègre un aspect « institutionnel notarial » propre à la profession du notaire. Au-delà des principes de base, l’étude a toute latitude pour réaliser son site en adéquation avec les principes de déontologie de la profession. En quelques mots, l’étude doit exprimer sa vision, ses services, ses valeurs dans un site répondant aux 3 exigences suivantes : ergonomie optimisée, arborescence intuitive et pédagogie orientée vers le client. Pour se différencier, le site pourra intégrer les mentions de certificats de spécialisation, les langues étrangères pratiquées, entre autres.

Si le notaire n’est pas autorisé à se mettre personnellement en valeur dans son discours (noms de clients, chiffre d’affaires etc.), ni de faire appel aux prestations de référencement payant, il n’aura pas de meilleur référencement que celui qu’il conçoit via l’intégration d’un contenu régulièrement mis à jour, avec des mots-clés choisis avec pertinence, le tout reflétant les attentes de ses clients.

Sont en revanche à bannir les chats en live avec les clients.

La diffusion du contenu se réalisera également via les réseaux sociaux tels LinkedIn, Twitter et /ou Facebook pour renforcer l’image de dynamisme et de services, la valorisation de l’expertise de l’étude…

Celle-ci disposera de sa page « Entreprise » et les collaborateurs seront incités à disposer de profils LinkedIn, notamment relaieront les informations de cette page.

Comme tout professionnel présent sur internet, le notaire devra être particulièrement vigilant sur sa e-réputation en veillant à la cohérence de ses propos en tant qu’officier ministériel (note : le notaire est un offficier public, rarement un officier minustériel), la qualité pédagogique du contenu diffusé, la surveillance quotidienne de sesréseaux sociaux et de son compte Google Business…

Le bandeau de la page Facebook et LinkedIn reprendra l’identité du site. Les pages réseaux intégreront, bien sûr, le logo et sa base line en cohérence avec le site ; il sera un complément naturel de l’identité digitale. Alimentées de façon hebdomadaire, les pages de Facebook, ou LinkedIn intégreront aussi bien les informations sur l’étude (recrutements, nouveaux services internes) que des actualités sectorielles rédigées ou non par les membres de l’étude.

Quid de Twitter ? Idéal pour la veille, il permet de renforcer son image dynamique, experte et réactive par des tweets permettant de partager l’actualité de l’étude et des news juridiques.

Conseil pratique :

Quel que soit le réseau social, il est fortement conseillé d’établir une charte interne à l’étude qui permet à la fois d’inciter la démarche «réseaux sociaux » tout en la cadrant selon des principes précis et diffusés au sein de l’étude.


  • La Semaine Juridique Notariale et Immobilière n° 36, 6 septembre 2019, act. 709. Libres propos par Pascal Mendak, Directeur conseil Eliott & Markus.

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.