La semaine prochaine sera-t-elle la semaine des #notaires ? Ou celle des grandes dérives de la profession de notaire.

Congrès des notaires

La semaine qui vient verra la tenue du 117e Congrès des notaires à Nice dont le thème sera « Le numérique, l’Homme et le droit » – « Accompagner et sécuriser la révolution digitale ».

Je ne m’éterniserai pas sur le constat que le titre ne vise que l’Homme, dans sa relation avec le droit, espérant que, dans un prochain congrès, les notaires aborderont le thème « La Femme et le droit ». On peut en douter, la profession notariale ayant été l’une des dernières à s’ouvrir à la mixité  et on compte sur les doigts d’une main le nombres de femmes « élues » au conseil supérieur du notariat depuis quarante ans.

En revanche, cet éloge du numérique me surprend de la part d’une profession qui est la plus poussiéreuse qui soit. Avant de faire état d’une révolution digitale où les notaires auraient une place de choix, il serait plus judicieux de balayer la poussière, celle qui recouvre les nombreux dossiers de partage ouverts depuis dix ans et plus, celle qui se trouve sur le tas de lettres de clients restées sans réponse, celle qui cache les dossiers des nombreuses plaintes restées sans suite, celle qui dissimule la sous-traitance des tâches, etc.

Les grandes dérives de la profession notariale

A propos de plaintes justement, cette même semaine qui vient verra la mise en vente d’une revue (datée d’octobre 2021) consacrée à la protection des consommateurs avec un dossier sur les quatre grandes dérives du métier de notaire en France : NÉGLIGENCES, MAUVAIS CONSEILS, CONFLITS D’INTÉRÊTS et COMPTES OBSCURS.

Le jour de l’ouverture du congrès, le 23 septembre, sur ce blog je donnerai un aperçu du contenu du dossier, mais à mon avis, le métier de notaire connaît bien d’autres grandes dérives comme celles de l’INCOMPÉTENCE, de la recherche du GAIN IMMÉDIAT au détriment du service, du manque de RESPECT à l’égard des clients, etc.

J’ai connu un notariat presque vertueux, en tout cas compétent, dans les années 1950, 1960, mais c’était avant …

Et un mot sur le digital

Les notaires de France s’excitent sur la digitalisation de leur métier.

Mais de quoi s’agit-il ?

Si c’est en particulier d’améliorer le système de « production » des actes des clients consistant à demander à un sous-traitant basé dans l’Océan indien de traiter les conventions des parties avec des logiciels marchands de formules toutes faites,

Ou si de rompre totalement la relation personnelle entre notaire et client,

Non merci !

TÉMOIGNAGES

Dès aujourd’hui et jusqu’à la fin de la semaine prochaine, le formulaire qui suit vous permet de relater votre témoignage sur vos rapports avec la profession. Indiquez si vous autorisez la mise en ligne anonyme de votre témoignage et de mon éventuelle réponse.